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Installer une pompe à chaleur : un choix écologique

Installer une pompe à chaleur : un choix écologique

Dans sa version air/eau ou géothermique, la pompe à chaleur constitue, dans le neuf comme en rénovation, une solution vertueuse pour chauffer la maison et assurer les besoins sanitaires. Parmi les différents équipements de chauffage à eau chaude, utilisant comme émetteurs de chaleur des radiateurs et/ou un plancher chauffant, celle-ci représente, avec la chaudière biomasse, la meilleure alternative aux chaudières brûlant une énergie fossile (fioul ou gaz naturel). Chacune de ces deux énergies renouvelables présente ses propres avantages. Ainsi, contrairement à la chaudière biomasse (bûches ou granulés), la pompe à chaleur n’est pas alimentée par un combustible, fut-il renouvelable comme le bois. L’installation ne comporte aucun conduit de fumée et ne rejette donc aucun polluant dans l’atmosphère.

Faible empreinte carbone des pompes à chaleur

Plutôt qu’un combustible fossile ou renouvelable, la pompe à chaleur consomme l’électricité distribuée par le réseau. Le bilan environnemental est cependant bien meilleur qu’avec un chauffage électrique traditionnel car pour son fonctionnement, la pompe à chaleur utilise principalement l’énergie, gratuite et renouvelable, de l’air ou du sol. Résultat : une performance énergétique en moyenne trois à quatre fois supérieure au chauffage électrique. Ou pour le dire autrement : une facture d’électricité trois à quatre fois moindre.
Pour sa faible consommation électrique, la pompe à chaleur peut aussi compter sur la particularité de la production d’électricité française. Avec 79 grammes de CO2 par kWh, la France présente ainsi une production d’électricité parmi les plus décarbonées d’Europe. Sachant qu’une pompe à chaleur produit en moyenne 3 à 4 kWh pour seulement 1 kWh consommé, l’empreinte carbone n’est au final que de 20 à 25 grammes de CO2 par kWh consommé. C’est dix fois moins que le gaz (environ 200 g CO2/kWh) et quinze fois moins que le fioul domestique (un peu plus de 300 g CO2/kWh).

Bilan énergétique pompe à chaleur couplée à des panneaux photovoltaïques

Les fluides frigorigènes : composants écologiques des pompes à chaleur

Les composants de la pompe à chaleur sont aussi à prendre en compte dans ce bilan environnemental positif. Le fluide frigorigène utilisé dans le cycle thermodynamique est aujourd’hui plus vertueux. Viessmann a déjà basculé une partie de sa gamme au R32, fluide dont le potentiel de réchauffement planétaire (PRP = 675) est trois fois inférieur au fluide R410A utilisé jusque-là (PRP = 2088). Viessmann va plus loin et lance cette année une nouvelle génération de pompes à chaleur air/eau monobloc utilisant le fluide frigorigène R290 (propane), dont l’effet sur le réchauffement est cette fois quasi nul (PRP = 3). Deux modèles seront ajoutés au catalogue en 2021 : Vitocal 150-A (version “Confort”) et 250-A (version “Premium”). A terme, une partie de l’offre de pompes à chaleur Viessmann devrait basculer avec ce fluide vert. Ces équipements monoblocs auront pour autre avantage, avec un circuit frigorifique hermétiquement scellé en usine, de supprimer tout risque de fuite lors de l’installation.

Coupler une pompe à chaleur avec des capteurs solaires pour une solution encore plus écologique

Pour améliorer encore le bilan environnemental de la pompe à chaleur, celle-ci peut être couplée avec l’énergie solaire. Par exemple, le modèle air/eau split Vitocal 222-S peut être associé à des capteurs solaires thermiques pour préchauffer gratuitement l’eau dans le ballon sanitaire. On réalise ainsi des économies sur la facture d’eau chaude.
Pour réduire la consommation électrique de la pompe à chaleur, il est aussi possible de la coupler avec des capteurs photovoltaïques. Toutes les pompes à chaleur Viessmann bénéficiant de la régulation électronique E3 sont compatibles. La pompe à chaleur agit alors comme une batterie de stockage hydraulique pour la production d’électricité solaire.
En autoconsommation, quand la production photovoltaïque excède la consommation électrique de la maison, le surplus d’électricité solaire, au lieu d’être injecté sur le réseau ou perdu, peut être stocké sous forme d’eau chaude : soit dans le ballon sanitaire, soit dans le circuit de chauffage, par exemple en augmentant la consigne de température. Il est aussi possible de mettre en place un ballon tampon à côté de la pompe à chaleur. L’électricité photovoltaïque est alors stockée sous forme d’eau chaude dans ce ballon pour ensuite être utilisée à la demande par la pompe à chaleur, qui dispose ainsi d’une réserve gratuite d’énergie pour chauffer la maison.

Pompe à chaleur et solaire photovoltaique : une solution écologique et économique ? La preuve par l’exemple

Témoignage Nicolas Sagnier

Ancien technicien chez Viessmann, Nicolas Sagnier a repris la société Henry Ayet pour créer Sagnier Energies. Située aux Déserts, près de Chambéry, l’entreprise d’installation continue bien sûr de travailler avec Viessmann. Nicolas Sagnier s’avère être un fervent partisan du couplage entre énergies. Il a déjà réalisé plusieurs installations associant pompe à chaleur et solaire photovoltaïque, dont l’une chez lui, en moyenne montagne. Il a d’abord installé une pompe à chaleur Vitocal 222-S en 2017, alimentant un plancher chauffant au rez-de-chaussée et à l’étage, puis, deux ans plus tard, une centrale photovoltaïque de 2,8 kWc (12 panneaux Vitovolt de 235 Wc en toiture, exposés sud-ouest et inclinés à 45° pour le meilleur compromis entre chauffage et production d’eau chaude sanitaire). L’électricité produite est transformée en énergie thermique. Elle est stockée sous forme hydraulique, pour le chauffage (ballon tampon de 200 litres et/ou augmentation de la consigne de température) ou pour les besoins sanitaires (charge du ballon d’eau chaude et/ou consigne de température plus élevée). L’excédent de production photovoltaïque est autoconsommé, avec vente du surplus sur le réseau de distribution.

« Coupler la pompe à chaleur et le solaire permet de stocker l’énergie photovoltaïque produite sous forme d’énergie thermique, explique Nicolas Sagnier. On évite ainsi le recours à une batterie de stockage électrique ». L’installateur fait des relevés de son installation depuis deux ans. Le bilan est très largement positif. La mise en place de l’installation photovoltaïque a permis de réduire la facture d’électricité : de 120 € par mois, celle-ci a chuté à 70 € par mois après la mise en place des capteurs solaires. Nicolas Sagnier reçoit par ailleurs 20 € par mois pour la vente du surplus d’électricité sur le réseau. Au final, la facture d’électricité ne s’élève donc aujourd’hui qu’à 50 € par mois.

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